Lyonnais mieux ici qu’ailleurs.

« – Le mec qu’est derrière toi, je crois qu’il te dessine… Te retourne pas!
– Regardez les enfants, le monsieur il dessine!
– JOCELYNE! Viens voir ça!
– OH, LOOK! How wonderfull! »
Croquis urbain, un art de la discrétion.
@Unicrew – Bellecour

Je crains d’avoir attrapé la photographite aigüe…

Vous avez dit prédateurs?

Du 14 au 16 juin prochain, à Lons-le-Saunier, se déroulera la 3e édition d’un festival consacré aux prédateurs, organisé par Le Pôle Grands Prédateurs.

Dans le cadre d’un documentaire qui sera diffusé à cette occasion, il m’a été demandé de réaliser une animation simple expliquant le rôle clef de ces animaux dans un éco-système.

Dans un milieu dénué de prédateurs, le gibier se développe en surnombre et exerce une prédation trop importante sur la nature, qui ne peut se renouveler correctement. Cette situation entraîne un appauvrissement des ressources végétales et animales qui, sur le long terme, désertifie l’environnement.

L’objectif est de combattre l’image destructrice dont cette catégorie animale est affublée (cf rapide recherche de synonymes) en rappelant l’irremplaçabilité du rôle joué par ces organismes.

Exemple du lynx boréal dans le Jura, chassant ses proies principales, le chevreuil et le chamois.

Programme du festival.

Après moi, le déluge.

El Reino, de Rodrigo Sorogoyen.

Espagne.
Sortie le 17 avril 2019.

Manuel López-Vidal est un politicien espagnol important. Cela signifie qu’il est suffisamment corrompu pour continuer une partie de sa vie derrière les barreaux. Quand le parti décide de le sacrifier pour sauver les meubles, l’homme développe alors l’intention farouche d’entraîner tout le monde dans sa chute.

Déjà l’auteur d’un thriller particulièrement réussi, Que Dios nos perdone (qui voyait deux flics à problèmes lancés aux trousses d’un tueur spécialisé dans les sévices sur grands-mères), Sorogoyen transforme l’essai dans une course contre-la-montre à la limite du respirable.

Mention spéciale pour l’acteur phare, Antonio de la Torre, qui en a remporté le Goya du meilleur acteur. Parce que quand même.

Symphonie hormonale

Sex Education, de Laurie Nunn.

1 saison, 8 épisodes.
Comédie dramatique, Grande-Bretagne.
Sortie le 11 janvier 2019 sur Netflix.


C’est la rentrée des classes pour le lycée britannique de Moordale, qui retrouve sa fournée annuelle d’adolescents en rut. Et, au vu des profils, cette année s’annonce particulièrement riche en émotions…

Dans cet environnement frénétique, où les sens s’éveillent et où l’appel de la bidoche est plus fort que tout, Otis Milburn est une anomalie. Certainement traumatisé par des parents qui ont fait du sujet un métier et une décoration d’intérieur, il est incapable de s’astiquer le gigot.
Heureusement pour lui, ses connaissances héritées sur la chose éveilleront l’intérêt d’une camarade de classe portant en elle un potentiel de guérison dépassant toute espérance.

À l’inverse, dans un monde où la plupart des adolescents sont des abrutis avec des problèmes de riches, Maeve Wiley tente désespérément de survivre par ses propres moyens. Dressée à l’école de la vie, ayant lu tout Jane Austen à l’âge de 12 ans, elle jouit d’une matière grise plus performante que ses congénères, qui l’insupportent au plus haut point.
Jusqu’au jour où son cynisme percute un bisounours savant, d’une bienveillance désarmante.

Eric Effiong, pour sa part, compense par sa bonne humeur communicative ses difficultés à assumer son homosexualité. C’est un génie qui s’ignore dans un monde peinant encore à comprendre la diversité des genres et des orientations.

Sans oublier Adam, caïd des bacs à sable écrasé par son père; Jackson, interdit de jeunesse au profit des compétitions sportives, et toutes ces bombes émotionnelles à retardement, en proie aux affres de l’adolescence.

Qu’il est doux d’avoir 16 ans à nouveau.


ATTENTION : cette bande-annonce contient des spoilers de niveau 1 sur l’échelle de Game of Thrones (= pas trop grave).

À la recherche du romancier perdu. Une enquête de Sherluchini.

Le mystère Henri Pick, de Rémi Bezançon.

Sorti le 6 mars 2019.
Francais, 1h40.
Avec Fabrice Luchini, Camille Cottin, Alice Isaaz, Bastien Bouillon…


Dans la lointaine contrée de Bretagne existe un lieu légendaire pour tout écrivain raté qui se respecte : la bibliothèque des manuscrits refusés. C’est en ces lieux qu’une jeune éditrice fait, par hasard, la découverte d’un trésor caché : Les dernières heures d’une histoire d’amour, d’un certain Henry Pick. Aussitôt édité, le livre bouleverse le monde littéraire. C’est un chef-d’oeuvre. Mais pour Jean-Michel Luchini, célèbre critique littéraire, il y a tromperie sur la marchandise : « Non mais vous l’imaginez, le pizzaïolo breton, qui pond un bouquin de cette envergure?! »
Persuadé d’avoir raison tout seul, il se met en quête du véritable auteur.

Une modeste enquête littéraire qui éveillera l’attention des amoureux des livres et de Fabrice Luchini (ou de Camille Cottin), mais trop anecdotique pour marquer les esprits.
Au moins a-t-il donné envie à une âme égarée de replonger dans la littérature classique.


Captain Woman

Captain Marvel, d’Anna Boden et Ryan Fleck.


Vers est le nom d’une dame hantée par des rêves d’explosions et de crash aériens. Ayant perdu la mémoire, elle fût jadis recueillie par la civilisation Kree puis intégrée aux membres de leurs « nobles guerriers héroïques » -c’est à dire l’armée, mais avec des fusils lasers, des boucliers holographiques et des tenus moulantes vertes (et non pas vermoulantes).

Cette race extraterrestre très avancée (dans le sens où elle a abandonné toute responsabilité sociale et politique à un ordinateur) est en guerre depuis bientôt toujours contre la race des Skrulls. Bien que la prononciation du nom puisse suffire au déclenchement d’un conflit armé, c’est surtout leur capacité à prendre l’apparence physique de n’importe quel individu qui en font un ennemi redoutable, particulièrement énervant pour un peuple Kree spécialisé dans la diplomatie de destruction massive.
« – Commandant, nous avons identifié trois Skrulls sur cette planète.
– Bien. Détruisez-la. »

C’est dans ce contexte que Veursse (en franglais), après un épisode de distribution de super-mandales, s’échoue sur une planète considérée comme un « trou à caca », dans un magasin de location de VHS, à l’aube des années 90. C’est ici qu’elle fera la connaissance d’un nouveau copain : Nick Fury (alias Samuel Rajeuni).
Ensemble, ils feront la chasse aux petits hommes verts et redécouvriront les origines de la jeune femme, brillamment divulguées dans la deuxième bande-annonce.

Après quoi, ayant visionné Avengers : Infinity War, Vers deviendra rouge (d’abord) et bleue (ensuite), puis organisera un beau spectacle bruits et lumières pour annoncer au grand bonhomme violet, là-bas dans le futur, que Maman rentre à la maison, le 24 avril prochain, et que ça va faire du vilain.