Les nouvelles aventures de Norbert Dragonneau (avec des animaux fantastiques dedans).

Les Animaux Fantastiques : les Crimes de Grindelwald, de David Yates.

Nous retrouvons donc l’ami Norbert (Newt pour les intimes), qui souhaite à présent qu’on le laisse vivre en paix, dans sa valise, avec des créatures sauvages.
Malheureusement pour lui, Warner Bros veut de l’argent.
Après avoir assassiné la terre du milieu et la totalité des super-héros en leur possession (oui, j’ai vu Aquaman), les voilà lancés dans l’anéantissement de leur plus importante mine d’or.*

Parviendront-ils de nouveau à leur fin?

Norbert, donc, toujours classé asocial aux rayons des stéréotypes hollywoodiens, se retrouve cette fois sollicité par Dumbledore himself.
Le plus grand sorcier de tous les temps demande à son ancien élève de s’occuper lui-même du second plus grand sorcier de tous les temps. Car lui ne peut pas…
(Ne soyons pas mesquin, l’excuse sauve les meubles.)

Ne pouvant dire non à Jude Law et Albus Dumbledore en même temps, Norbert part donc à la recherche de Johnny Depp, qui s’est teint les cheveux pour l’occasion.
Heureusement pour lui, Eddie Redmayne est tellement attachant, avec son air de chien battu, que tout le monde (ou presque) fera son possible pour l’aider.


J.K. Rowling maîtrise son univers (je crois) mais l’écriture d’un film est drastiquement différente de celle d’un livre. De plus, là où les épisodes d’Harry Potter se déroulaient sur une année complète, les événements surviennent ici en quelques jours, entre-coupés de séquences de flash-backs pouvant s’étendre à plusieurs années. Le tout est appuyé par un nombre important de personnages dont les histoires personnelles sont parfois plus intéressantes que la principale : Dumbledore et Grindelwald, Newt et Leta Lestrange, les frères Scamander (Dragonneau pour la VF), les soeurs Goldstein… Mais celles-ci sont sacrifiées à un scénario dont tout le monde se fout, puisqu’il s’agit du seul et unique schéma se répétant à perpétuité, d’un blockbuster à l’autre : les gentils très gentils doivent s’unir pour libérer la Terre d’un méchant très méchant.
Le monde selon les États-Unis.

Je note toutefois une irruption implicite de l’air du temps : les gens simples doivent s’emparer des grandes problématiques car les autorités compétentes, soit ont les mains liées (Dumbledore), soit sont des incapables (le ministère), soient sont corrompues (pas de spoil).

On essaie de garder des personnages un peu attachant, un méchant moins manichéen qu’à l’accoutumé et bien sûr une équipe artistique (concepts, effets visuels, costumes…) toujours en grande forme…
Mais on est écrasé par des choix narratifs incohérents (la « bataille » finale est un festival) et des ébauches d’idées empilées les unes sur les autres, le tout brassé au mixer (la caméra) dans un déluge d’effet pyrotechniques.

C’est pas que c’est à vomir, c’est juste que ça n’a pas bien de goût.

*D’après Wikipédia, les recettes de la franchise Harry Potter au cinéma dépasse Star Wars et James Bond.




Et Nicolas F., on en parle?