Big and furious

Mortal Engines, de Christian Rivers.

Un futur post-apocalyptique où les villes, montées sur roues, se font la course pour s’entre-dévorer.
Où est-ce qu’on signe?

La première partie du film est étonnamment bonne. On prend plaisir à s’immerger dans le concept, puis dans cette ville, et à en suivre les personnages.
L’enthousiasme s’effrite malheureusement à mesure que se développe ce que l’on appelle communément un scénario…

Hugo Weaving, acteur génial, est ainsi condamné à un rôle de méchant tellement incohérent et forcé qu’il en est insipide.
Insipides, tous les personnages le sont plus ou moins puisqu’ils ne sont rien d’autre que des clichés auxquels a été donné forme humaine.
C’est tellement manichéen que c’en est à vomir. (Qu’on ne me sorte pas que c’est pour ado, ça ne peut pas être une excuse. )

Hormis ce gros problème que j’ai avec les personnages, le film semble beaucoup souffrir de sa durée (2h), largement insuffisante tant la structure du scénario et l’univers semblent faits pour une trilogie.
Qui plus est, le rythme est si rapide qu’on comprend que l’ensemble a été passé au hachoir du montage pour une réduction du temps maximale.

Pour l’anecdote, on retrouve Robert Sheehan, qui avait quitté Misfits pour se consacrer au cinéma…

PS : Le rendu vaut le détour sur grand écran.